May 2009
51 posts
en cherchant à
voir derrière les
apparences on
prend encore le
risque de...
– SMS de la cloison, Philippe Rahmy, Publie.net
Attente vaine, incompréhension, fuite sans solution.
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Paroles lancées, écoutilles percées, sans réponses, sans vérités.
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Une femme de tête. Brune. Lunettes. Ayant eu du mal avec les choix. Désormais...
Calme dedans, concentration qui invente du silence, les autres, les oiseaux et les enfants, dehors.
La radio égrène ses horreurs, les sons doux de fin de semaine entourent l’appartement, ces coups dans la cloison font image.
La pluie fait rentrer les gens, les oiseaux et les enfants se taisent, la chaleur lourde et sale reprend sa place.
Mon doigt coupé empêche le mouvement, pansement,...
Etouffer le passé, purgatoire du travail de Sisyphe, pressant de fuir au Diable. Subir l’agglomération, cimetière de Rome, se promener en pyjama, pantoufle. Ou faille, extasiés. L’air froid, pompeux, dehors, que personne ne contaminait. Connaître le jour, la vie, l’avenir ; à défaut je disparaîtrais, mort.
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À la gare personne. Le ciel à hauteur d’œil. Bon Dieu, comment faîtes-vous ? Cette terre, cette ville incolore, cette saleté d’aspect parfaitement inoffensif. Personne dedans. Et puis je m’en fous, le bistrot va être ouvert. Une table, quatre chaises et du tord boyaux.
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Déchirement instantané foudroyant l’espace et déchirant le corps. Vide,...
Je veux dire, je comprends d’un geste, je suis d’accord par des...
Toutes ces voix éteintes, emportées par le vent, chichotent dans la nuit.
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Son guttural, le mot japonais traverse l’espace puis retombe dans la silence.
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Silencieusement les larmes coulent sur son visage qui se dérobe.
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Un bruit effrayant retentit dans la nuit. Silence de mort.
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Sur l’étang...
Corps, réveil douloureux, douleurs, courbatures, étirement, radio, aggresion, chaleur, lumière, pénombre.
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C’est lancinant, ça descend, c’est tendu, la tête ne tourne plus ou alors très légèrement. Bloquage. Il y a quelque chose qui a débuté,...
En mai 1969, pendant une année, j’ai mis toute mon énergie à écrire, dès le départ et perpétuellement. La pulsation de base de cette lutte était un processus intellectuel fort, extrêment riche. Écrire, recommencer, à saturation. J’ai donc été interrompue par l’expulsion sauvage du livre.
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Geignements du matin, le Frigidaire claque. Le micro-onde claque. Il boit. Il...
Réveil matin par la petite main potelée ingénieusement outillée à battre le carrelage dans un joyeux tintamarre
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Bord de lac : froissement d’ailes des oiseaux invisibles et moteur de l’arroseur municipale qui rompt le silence de la nuit.
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Le métal rouge de ton sang immanent évoque ta chair : féminité mutilée réduite à sa seule fécondité où les entrailles et l’esprit se confondent.
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Les antalgiques n’agissent plus, le goût du sang me soulève le coeur, ça tire, encore et...
Poème liminaire
Le texte est une fiction au service du sens. Par un supplément de simulacre et de fermeture qui semble s’engager avec la transformation du dehors. Une autre mise en place. Par exemple le jeu, le travail de cette feinte. Il n’y a rien hors du texte.
Le parcours de ces blocs d’écriture forme une lecture entre les lignes de nos livres de chevet, dont on n’achève jamais vraiment l’inépuisable...
Page 48 →
Ce projet s’inspire d’un texte de Joe Brainard, “I Remember”, dans lequel l’écrivain américain évoque ses souvenirs à partir d’une formule récurrente lui servant de leitmotiv et dont s’inspirera ultérieurement Perec en publiant “Je me souviens”.
“Je me souviens d’avoir projeté de déchirer la page 48 de tous les livres que j’emprunterais à la bibliothèque...
Dehors la lune, les réverbères, les places, le ciel. Dedans marcher dans la pièce les pieds nus. Fouiller dans le tiroir aux objets composites sans les prendre. Tirer une chaise à soi comme un boxer au ralenti qui vous parcourt des pieds à la tête.
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Il convient toutefois, à supposer qu’une telle chose existe, de dire qu’elles ne faisaient qu’une...
Le son des vagues, les feux d’artifices, les mouettes, ta voix,...
Fruit d’un amour déchiré, m’a élévé, j’inhalais sa fumée, j’ai pas grandie.
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L’hypocrisie est une forme d’admiration est une forme d’amour qui ne s’explque pas.
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Manège, plusieurs morts, si vite arrivé, faute de révision.
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Après les ravages intenses de la souffrance, ce sont des réveils pénibles qui succèdent à tes nuits.
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La musique, ta voix, mes pleurs, dans le vent, l’amour, la jalousie et tous ces cris.
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Je t’aime en français, ama te en portugais, la seule langue que j’aime c’est la tienne.
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Pour choisir quand son coeur est partagé, la chaleur du soleil sur ma peau, doux baisers dans le cou, mon bonheur.
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« Tout passe dans le temps, sauf le temps lui-même. C’est donc bien le...
choisir quand son coeur est partagé
la chaleur du soleil sur ma peau
doux baisers dans le cou mon bonheur
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le temps est parfois long
il y a des personnes qui n’ont pas le temps
quelque chose de précieux...
Quelle est cette souffrance qui te rend si dure ne me quitte pas.
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Poème à la minute
« Un poème à la minute est un poème où on écrit un vers par minute. On détermine à l’avance combien de vers il contiendra et donc combien de minutes on disposera pour écrire son poème. On réfléchit pendant une minute à son premier vers puis on l’écrit et on passe le temps restant de la minute suivante à réfléchir au second vers puis on l’écrit lorsque le temps imparti est...
Un enfant de lui, deuxième vie, tourner la page, tout recommencer le refrain
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Battement, peur de la première fois, vagues s’échouant sur le sable, vent...
Participants à l'atelier
Léa Vincentini, Noémie Da Silva, Sonia Louni, Jephtan Gyimah, Jessica Feuillade, Jérémy Feuillade, Manon Khazizian, Aurélie Duchois, Kelly Depoix, Sabrina Augusto, Élodie Leroux, Amélie Leducq, Émilie Vella, Houleye Dia, Elisabeth Karatavuk, Anna-Cécilia Ferreira Lapa, Laura Lassée, Oasara Zia, Lichti Mayela
L’atelier de création à Enghien est basé sur un travail autour des...
Plusieurs approches dans l'atelier
Un travail sur les fragments de pensées et les idées éphémères qu’induit la communication textuelle à l’ère du numérique (email, chat, SMS, tweets, etc…), que l’on trouve au centre de l’installation Ghosts, et qui sont également au cœur de certains textes diffusés sur la plateforme de littérature contemporaine Publie.net, créé par François Bon.
Cette démarche semble radicalement importante. Savoir en quoi, à rebours, cette...
– François Bon, Tiers Livre.
La communication textuelle à l'ère du numérique
Ghosts examine la communication textuelle à l’ère du numérique. Il joue avec la notion de message instantané (sms, courriels..) et s’interroge sur le devenir de ces messages quand on les place dans un nouveau contexte et qu’on prolonge leur existence - un nouveau souffle virtuel. De ces fragments de pensées et commentaires éphémères, on crée des sculptures virtuelles et...
Médiathèque George Sand d'Enghien-les-bains →
5-7 rue de Mora 01 34 28 45 91 Fax : 01 34 28 46 46 mediatheque@enghien95.fr
Accès en transports en commun : train de banlieue Paris-Gare du Nord, direction Pontoise ou Valmondois (environ quinze minutes de trajet). La gare est à 200m de la Médiathèque George Sand. Horaires: mardi et vendredi (10h-12h/14h-18h), mercredi et samedi (10h-18h)
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Ghosts
Présentation : Ghosts est une sculpture numérique. Ce projet explore la notion de communication numérique, la longévité de l’information et la possibilité de marquer l’expérience d’autrui de sa propre trace. Ghosts joue avec l’idée que les messages textes (chat, email, sms…) existent dans l’instant et non dans la durée. En créant des sculptures permanentes à...